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Pourquoi y a-t-il encore des accidents sur l’eau?

La Garde côtière a rapporté plus d'un millier d'appels à l'aide l'été dernier (2009) au Québec seulement. La plupart des incidents, nous a-t-elle dit, étaient reliés au manque d'informations et de formation des plaisanciers. La plupart des appels sont presque toujours reliés aux ennuis mécaniques et pannes d'essence. On se dit, «Comment se fait-il que quelqu'un part sans avoir assez d'essence?» Ça c'est très facile : on s'en va dans une rivière ou sur le fleuve Saint Laurent…. On pêche, fais du ski nautique, «throll», peu importe, en s'en allant avec le courant. À mi-réservoir on vire à 180 degré et pense revenir à bon port avec la même quantité d'essence. Erreur. Si on était avec le courant pour aller, on est maintenant à contre- courant pour revenir et donc, allons prendre beaucoup plus d'essence. Par exemple, sur le fleuve, si on avance à 15 mph vers Québec et que le courant nous pousse a 3 mph, on va aller à 18 mph. Pour revenir, on va aller à 12 mph (15 moins 3). Soit une différence de 6 mph ou 33 % plus longtemps sur l'eau…

Les accidents mortels sont presque toujours reliés à la haute vitesse de l'eau!

Heureusement plus rare que les pannes sèches, mais combien plus dramatiques et avec des conséquences non mesurable sur les familles défaites et affectées. Trois accidents me viennent en tête : d'abord ce pauvre type qui faisait de la voile l`été dernier, près de Pointe aux Tremble, fauché de plein fouet par un bateau moteur. Ou encore, cet homme qui a perdu le contrôle de son embarcation à Berthierville et est allé percuter un pilier d'acier tout près de la marina. Finalement, je me souviendrai toujours de ce couple qui était sur leur petit bateau caché par le traversier de l'Ile Bizard, près de Montréal, il y a plusieurs années, et qui a été surpris de voir apparaître une embarcation rapide qui les a fauché tous les deux.

Dans les deux cas et comme dans chaque cas d'accident mortel, je me garde de juger qui que se soit. Un accident est un accident. Aurait-il pu être évité? Une chose est sûre : la formation, les cours, la prudence, sont toujours de mise sur nos routes du Québec. Pourquoi en serait-il autrement sur l'eau? Pourquoi faut-il une police ou un feu de circulation pour nous faire ralentir ? N'est-ce pas logique de ralentir sur l'eau en situation de rapprochement ou de vue obstruée partiellement, ou de structures fixes?

L'époque où la navigation était réservée à une petite minorité est révolue depuis longtemps ! Maintenant, on doit partager les plans d'eau et personne ne peut prétendre pouvoir y naviguer comme s'il était seul. Surtout dans les régions peuplées comme Montréal, Québec, Trois-Rivières, le fleuve en amont de Québec, autour de toutes les marinas ou ports, autour de toutes les descentes de bateau, autour des cargos, traversiers, bateaux de croisière, partout où le trafic est important.